Aller au contenu
Studio créatif Gen-AI native

Blog/Kling 4.0

Kling 4.0 est sorti. Ce qu'il change pour vos films.

Kuaishou a lancé Kling 4.0 le 15 octobre, après un peu plus de deux semaines d'accès anticipé. Trente secondes d'un seul tenant, une caméra plus stable, et jusqu'à quinze références pour garder un personnage ou un produit identique d'un plan à l'autre. Ce qui sort vraiment, et ce que ça change pour une marque.

Ce qui sort, concrètement.

Kling concentre cette version sur trois chantiers : un mouvement plus stable, des générations plus longues, et un contrôle plus fin par références.

Trente secondes d'un seul tenant.

Une génération peut désormais durer 30 secondes, deux fois plus qu'avec la version précédente. Assez pour tenir un plan-séquence, ou enchaîner plusieurs plans dans une même génération. Kling annonce aussi la possibilité de prolonger une vidéo existante jusqu'à deux minutes.

Une caméra qui tient.

Kuaishou présente la stabilité du mouvement comme l'un des problèmes les plus courants qu'il s'est attaché à corriger. Les mouvements complexes — travelling avant ou arrière, panoramique, suivi, orbite — restent plus naturels, et les transitions entre les plans plus fluides.

Quinze références, dix images clés.

La fonction Omni Reference accepte jusqu'à 15 références dans une même génération — images, vidéos, sons —, dont jusqu'à 10 images, 5 vidéos et 7 sujets selon Kuaishou. On y ajoute jusqu'à 10 images clés pour fixer les moments qui comptent : l'état d'un personnage, un changement de décor, un temps fort du récit.

Des vidéos de référence, y compris une maquette 3D sans textures ou une carte de profondeur, peuvent guider le jeu, l'action, la caméra et le rythme.

Des consignes plus longues, et le français.

Les instructions passent à 8 000 tokens : de quoi décrire un plan comme dans un découpage technique. Côté son, l'audio passe en stéréo, avec une meilleure prise en charge des langues et des accents, français compris, et une synchronisation labiale en plusieurs langues.

Annoncé, pas encore disponible.

Une sortie HDR 10 bits, en 4K comme en 1080p, et le format 21:9. Kling promet plus de détail dans les hautes et les basses lumières — contre-jour, nuit, néons — et plus de marge à l'étalonnage. Sont aussi annoncés un accès par API pour les entreprises et les développeurs, et l'arrivée de Kling 4.0 et de sa version rapide, Kling 4.0 Flash, dans Adobe Firefly.

Ce que ça change pour une marque.

La publicité est un terrain que Kling vise ouvertement. L'éditeur revendique plus de 100 millions d'utilisateurs et plus de 50 000 entreprises clientes, publicité comprise, et selon Kuaishou, deux œuvres réalisées avec Kling AI ont remporté des Lions d'or à Cannes cette année. Concrètement, voici ce qui change.

Le format TV tient en une génération. Trente secondes, c'est la durée d'un format TV. Une séquence entière peut garder la même lumière, le même mouvement, la même énergie, au lieu d'être assemblée à partir de fragments de quelques secondes. Le montage reste là, mais il part d'une matière plus continue.

La cohérence se dirige. La première exigence d'une marque, c'est la fidélité : son produit, ses personnages, son univers doivent rester identiques d'un plan à l'autre. Avec quinze références et dix images clés, cette cohérence se dirige davantage, plan par plan, au lieu de seulement se corriger.

La caméra devient un outil de réalisation. Une caméra stable, c'est un vrai langage de cinéma : un travelling qui accompagne un produit, une orbite autour d'un personnage. Moins de plans perdus pour un mouvement raté, plus de temps pour ceux qui comptent.

La finition progresse. Avec le HDR 10 bits, l'étalonnage gagnera en latitude, surtout sur les scènes très contrastées. C'est ce qui sépare une vidéo correcte d'un film prêt pour l'antenne.

Une campagne parle plusieurs langues. Voix, accents et synchronisation labiale progressent, français compris : un même film peut s'adapter à chaque marché.

Ce que ça ne change pas.

Un modèle ne fait pas un film. Il donne des plans, que nos équipes génèrent, jugent, reprennent et choisissent un par un, jusqu'à ce qu'ils tiennent. Kling 4.0 rend les bonnes prises plus fréquentes ; il ne dit pas laquelle garder.

Aucun modèle ne fait tout. Chacun a ses forces, sur le mouvement, la matière ou la voix. Le travail d'un studio est de choisir le bon outil pour chaque plan, et d'en changer quand un meilleur arrive. Kling 4.0 rejoint cette boîte à outils ; il ne la remplace pas.

Les exigences d'une marque ne bougent pas non plus : le respect de la charte, la fidélité du produit, les droits sur le film, la mention des contenus générés quand la loi la demande. Elles restent l'affaire du studio qui produit.

Suivre l'état de l'art, mois après mois, c'est notre travail. Le vôtre, c'est votre marque.

Sources

  1. Kling AI, communiqué de lancement mondial de Kling 4.0, GlobeNewswire, 16 octobre 2026
  2. Bernama, « Kuaishou Launches Kling 4.0 AI-Generated Video Model », 19 octobre 2026
  3. AI Weekly, d'après Bloomberg, sortie de Kling 4.0 Flash pour les abonnés annuels, 28 septembre 2026
  4. Let's Data Science, d'après PandaDaily, ouverture de Kling 4.0 au public, octobre 2026